Heart's Mechanic

V. 2 ( feat. Julian, Malcolm, Deirdre, Joshua & Evan)


    Découverte [Libre]

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    Vianne Goldheart

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    Message par Vianne Goldheart le Lun 23 Juin - 21:52

    L'heure était encore trop matinale pour qu'il puisse y avoir beaucoup de monde dans ce parc.
    Il devait être à peu près neuf heures... c'était leur deuxième journée à Edimbourg, et Vianne et sa fille avaient décidé de se lever tôt pour une apropriation complète des lieux.
    Elles avaient donc, évidement, commencé par le parc.
    Chez Vianne, la nature éveillait toujours un sentiment douloureux, de la joie, mais aussi du regret.
    Regret en voyant sa petite fille rire aux éclats et courir dans l'herbe humide de rosée en trempant ses collants. Elle avait été ainsi.
    Regret de voir qu'il y avait de plus en plus d'artificiel désormais... plus rien de beau, de vrai.

    Les seuls endroits où il restait de la beauté, ils étaient là où les persécuteurs, les adeptes du progret n'avaient pas vu qu'elle existait.

    Mais chaque regret s'accompagnait de joie, car tout était encore nouveau, et avec ce timide soleil qui lui chauffait les épaules, la nouvelle vie qui s'annonçait devant elle et son enfant qui jouait, rien ne semblait pouvoir la mettre de mauvaise humeur.

    Aujourd'hui elle était vêtue d'une robe blanche remplie de petits motifs bleus très serrés qui représentaient des papillons, des fleurs, des fruits, et qui lui serrait délicatement la taille, en s'arrêtant juste au-dessous du genoux.
    Elle portait ses fidèles chaussures à talons rouges, qui lui avait valu tant de remarque désagréable de la part d'autres femmes et qu'elle mettait en signe de défi.
    Puis un petit gilet noir, et une écharpe multicolore.
    Elle se trouvait assagie depuis quelques temps, puis elle n'était plus en France, et les anglais - bien trop sérieux à son goût - la regardaient parfois avec un air étonné sur leurs visages graves.

    Elle en riait intérieurement, mais elle avait beaucoup d'affection et d'admiration pour leur dignité... même si ce n'était plus comme avant.

    Elle s'assit tranquillement sur un banc et sortit un livre - Un Chagrin de Passage, de Françoise Sagan - tout en surveillant d'un oeil sa fillette.

    Au moment où elle était plongée dans un passage intéressant, elle entendit un petit cri de surprise, puis un "aïe!" enfantin, ainsi qu'une chute sur les fesses.
    Elle releva la tête, étonnée.

    C'était la petite Lili, qui, tout à son jeu de bataille, n'avait pas vu quelqu'un s'approcher et venait de lui rentrer dedans.
    Sa petite figure ronde se leva vers cette personne, ses yeux couleur orage s'écarquillèrent et elle eut un petit sourire d'excuse.


    " Sorry sir ! "

    Elle était si contente de parler à nouveau anglais - sa langue préférée - qu'elle y mettait un fort accent.

    Vianne arrivait déjà vers eux.
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    Samuel Connors
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    Re: Découverte [Libre]

    Message par Samuel Connors le Lun 23 Juin - 22:51

    Le monde qui s'offrait à la vue de Samuel était tout simplement merveilleux. Il y avait des bruits, et des senteurs qu'il n'avait jamais pu découvrir chez Julian. Le bruit des voitures, les rumeurs des conversations, l'odeur des pots d'échappement, de la ville elle-même. Cependant, en quête d'un endroit un peu plus calme où se reposer, le jeune homme s'était aventuré dans ce parc, les yeux grands ouverts. Il était lâché dans ce monde depuis si peu de temps que tout ce qu'il voyait était une nouvelle expérience pour lui. Il avait beau avoir vu tout cela à la télévision, ce n'était pas la même chose qu'en vrai. Il n'avait pour le moment pas eu l'occasion de faire la connaissance d'une quelconque personne, et attendait ce moment avec impatience. Il s'imaginait que les gens du dehors n'étaient pas comme sa famille adoptive. Qu'ils ne réagissaient pas de la même manière, qu'ils étaient complètement différents. Comme s'ils avaient appartenus à un autre peuple, à une autre culture.

    Le nez en l'air, Paper Lung humait l'air avec un enthousiasme non dissimulé. Il avait même fermé les yeux pour ne pas être éblouit par le soleil, et pour distinguer plus facilement les différents parfums. Il n'arrêta cependant pas sa marche. Il n'allait nul part spécifiquement, alors il n'estimait pas avoir besoin de regarder où il posait les pieds. Il avait tord. Il sentit soudain quelque chose percuter ses jambes, et entendit le bruit d'une chute. Alarmé, il baissa la tête si rapidement qu'il dû se faire un torticoli au passage, et découvrit une fillette assise sur le sol, qui s'excusait de l'avoir bousculé. Samuel resta un instant interdit devant l'air de la fillette, avant de lui sourire.


    -C'est moi qui m'excuse, je ne regardais pas où j'allais. Tu ne t'es pas fait mal ?

    Il se baissa un peu, et lui tendit une main pour l'aider à se redresser. Il n'aurait pas pensé que son premier contact avec l'extérieur serait une petite fille. Il avait plutôt imaginé un étudiant de son âge, souriant et bavard, plaisantant beaucoup. Tant pis, il se contenterait de cette rencontre. Peut-être qu'il pourrait apprendre plus de choses au contact d'une enfant innocente. Il avisa cependant une jeune femme qui s'approchait d'eux. Sans vergogne, Samuel l'observa et la dévisagea. Elle ressemblait beaucoup à l'enfant ; elle devait être sa mère. Il lui adressa un sourire rayonnant. Tout compte fait, il allait pouvoir parler avec un adulte. Sans avoir pourtant parler à quelqu'un, le jeune Mechanical sentait une sensation d'ivresse s'emparer de lui lorsqu'il se promenait dans les rues de la ville, qui lui paraissait immense. Il avait l'impression qu'il ne pourrait jamais en faire le tour.

    -Bonjour, je suis Samuel Connors. Enchanté.
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    Re: Découverte [Libre]

    Message par Vianne Goldheart le Mar 24 Juin - 12:31

    Lili saisit sans hésitation la main du jeune homme pour se relever, et lui adressa un grand sourire de ses petites dents de lait.
    Elle avait des cheveux plus clair que ceux de sa mère, tirant vers le châtain doré et des yeux plus troubles, cependant c'était la même figure ronde, le même sourire éclatant, le même air un peu fripon.
    Elle avait un ruban rouge dans les cheveux - selon son caprice, elle avait souhaité s'habiller en Petit Chaperon Rouge aujourd'hui - une petite robe blazier tout aussi rouge, des soulier noirs vernis, des collants blancs (tâchés d'herbe maintenant) et un petit manteau-cape dont elle était très fière et qui lui avait incité ce rôle aujourd'hui.


    " Non ça va monsieur. "

    Vianne arriva juste à ce moment là.
    Elle posa une main blanche sur l'épaule de sa fille, la regarda un moment, à la fois le sourcil froncé pour lui signifier son mécontentement mais avec l'air inquiet qu'ont les mères quand elles veulent savoir si leur enfant s'est blessé.
    Devant le sourire à la fosi contrit et malicieux de Lili, elle en conclut que non et se permit donc une légère remontrance.


    " Lili, fais attention la prochaine fois ! Je t'ai déjà dit d'être un peu plus sage.... "

    Elle se retourna vers le jeune homme avec un sourire désolé pendant que Lili cachait le sien derrière ses deux mains avec un regard espiègle.
    Elle le détailla un bref instant.
    Et comprit immédiatement qu'il avait quelque chose de différent.
    A force de côtoyer tant de gens et de peuples, elle devait en connaître des phénomènes, mais chez ce jeune homme, c'était autre chose.
    Il faut dire que Vianne avait une intuition et une empathie très développée envers les autres, elle sentait plus ou moins fort les humeurs, les émotions... mais c'était très aléatoire.
    Là, elle sentit un enthousiasme étrange, et puis cette différence... une particularité spéciale.
    Sa curiosité, toujours présente, fut piquée au vif, et elle tendit sa main avec un sourire devenu joyeux.


    " Bonjour ! Je m'excuse pour Lili, elle est un peu turbulente, elle n'a que 6 ans... "

    Elle se rappelait certains regards sarcastiques qu'elle avait du subir quand sa fille avait été un peu turbulente et qu'elle donnait cette excuse.
    Des regards signifiant certainement - Parce que vous ne pouvez pas vous en occuper mieux? où est l'éducation?
    Mais à sa décharge, on pouvait préciser que sa fille était d'une moralité et d'une intelligence irréprochable, et n'avait jamais fait aucun mal. Elle était juste un peu.... sauvageonne.

    Elle tendit sa main.


    " Enchantée aussi Samuel. Je m'apelle Vianne. Vianne Goldheart, et voici ma petite espiègle, Lili-Rose. "

    " Enchantée ! " Fit la petite de sa voix flûtée, ne perdant pas son étincelle d'amusement malgré sa politesse.
    Elle retourna vite à d'autres occupations plus intéressantes que la conversation de sa mère et d'un inconnu, la première consistant à suivre des yeux le papillon sur les grandes fleurs roses à gauche.
    Elle était d'ailleurs si hypnotisée qu'elle ne songeait pas à bouger et restait appuyée contre le flanc de sa mère, qui poursuivit la conversation.


    " Vous êtes du quartier? Je viens d'arriver, nous avons emmenager il y a deux jours, j'essaie de trouver quelques repères... "

    Malgré son statut de nouvelle venue, son assurance ne la quittait pas, après tout, si depuis trente ans elle n'avait pas appris à se faire sa place, c'est qu'elle n'y parviendrait jamais !
    Généralement, son culot avait tendance à étonner, un exemple :
    Un jour, un déménagement, quelqu'un passe dans la rue, elle porte un carton trop lourd pour elle...


    Monsieur? Vous pouvez venir m'aider?

    La question est tellement simple, directe, sure de la réponse que l'homme ne peut qu'accepter et venir.

    Et cela se passe généralement comme cela avec elle : elle ne manque pas de réserve, mais elle n'a pas de timidité appuyée, elle ne s'impose pas, mais ne reste pas non plus effacée, elle reste toujours elle-même avec n'importe qui.
    Mais bon, en grandissant, elle a tout de même appris que la franchise n'était pas toujours bien vue, et qu'il ne fallait pas croire tous les gens bons... mais elle avait trop de confiance dans la nature humaine pour se méfier.
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    Re: Découverte [Libre]

    Message par Samuel Connors le Mer 25 Juin - 23:32

    La fillette saisit sa main tendue sans hésitations, et le gratifia d'un sourire rayonnant, que Samuel lui rendit. Cette petite fille incarnait une innocence et une fraîcheur que le garçon avait conservé en partie, grâce à son isolement. Elle le rassura sur sa santé, avant l'arrivée de sa mère. Celle-ci la réprimanda plutôt doucement. Elle semblait plus inquiète que fâchée. Samuel l'observa durant cette scène, cherchant à connaître, d'après ses traits, ce qu'elle pensait et ressentait. Avec les Mechanicals, c'était plus facile, il les connaissait tellement qu'aucun de leurs traits ne lui étaient étrangers. Aucune de leurs expressions, aucune de leurs mimiques. En revanche, ce petit jeu, cet exercie plus que fascinant, s'avérer plus délicat et difficile lorsque Paper Lung le pratiquait sur des personnes inconnues.

    La jeune femme lui tendit la main, un sourire joyeux sur les lèvres. Sachant que c'était là la façon de se saluer, même s'il ne l'avait jamais employée, Samuel la serra doucement, de peur de lui faire mal. Quoiqu'avec le peu de muscles dont il disposait, elle ne risquait pas grand-chose. Elle s'excusa pour l'attitude de sa fille. Le jeune homme prit un air surpris, et s'empressa de la détromper.


    -Non non, ce n'est pas de sa faute, c'est moi qui ne regardait pas où j'allais. Je suis désolé d'avoir tâché ses vêtements.

    C'était étrange, de discuter avec quelqu'un qu'on ne connaissait pas par coeur. Etrange de découvrir des expressions nouvelles, étrange de ne pouvoir prévoir l'impact que ses mots auraient. Mais c'était une sensation grisante et Samuel était toujours aussi enthousiaste quant à sa sortie dans le monde extérieur. La jeune femme se présenta sous le nom de Vianne. Le jeune homme ne retint pas son nom de famille, mais cela ne le perturba pas. Ce n'était pas le plus important. Elle donna également le prénom de sa fille, Lili-Rose. Cela sonnait comme de la poésie, comme un nom d'heroïne. Peut-être était-ce là son origine. Il adressa un large sourire à la fillette. Il n'avait jamais été au contact d'enfant, et c'était une expérience plutôt agréable. Le respect que la petite fille lui témoignait était certes très nouveau, car teinté d'une certaine crainte dû à son âge. Elle faisait également preuve d'un enthousiasme communicatif.

    Ses yeux restèrent rivés sur l'enfant, appuyée contre le flanc de sa mère, tandis que celle-ci engageait la conversation. Samuel n'avait jamais été doué dans cet art délicat de discuter de tout et de rien, et de trouver un sujet sur lequel converser. Il fut donc ravi qu'elle le fasse pour lui. Elle lui demanda s'il habitait le quartier. Le jeune homme fut sincèrement prit de court. Que devait-il dire ? Oui, il vivait là, mais il sortait pour la première fois. Comment le verrait-elle ? Qu'elles idées aurait-elle ? Paper Lung n'avait jamais réfléchi à la réponse qu'il donnerait lorsqu'on lui demanderait d'où il vient. Il ne voulait pas mentir, car il n'avait pas honte de ce qu'il était et de la maison où il avait grandi. Il n'avait pas honte du sac en papier dans sa poitrine, ni de son air un peu perdu. Au contraire, il en était fier, et le considérait plus comme des atout que comme des choses à cacher. Julian avait fait de lui quelqu'un qui ne serait jamais comme tous les autres, qui ne rentrerait jamais dans le rang. Et en cela, il lui était reconnaissant.

    Il décida finalement de dire la vérité. C'était le plus simple à faire, et il se sentait prêt à faire face à n'importe quel genre de réaction. Vianne ajouta qu'elle venait d'emménager et qu'elle cherchait des repères. Ca ne pourrait être lui qui les lui donnerait. Ca ne pourrait être lui qui lui ferait découvrir la ville. Il y aurait plus de chances que ce soit l'inverse. Ses yeux se voilèrent quelque peu, mais le reste de son visage resta parfaitement joyeux et enthousiaste. Il savait dissimuler ce qu'il pensait, sauf ses yeux qui restaient trop expressifs à son goût. Tous ses sentiments paraissaient dans ses yeux, sans qu'il ait la possibilité d'y changer quoique ce soit.


    -J'habite pas très loin, mais c'est la première fois que je sors... Je suis désolé, mais je ne vous serez d'aucune aide en ce qui concerne de découvrir la ville. Je m'y connait peut-être encore moins que vous. D'où venez-vous ?

    Cette femme, aussi jeune qu'elle lui paraisse, avait ainsi déja voyagé. Même si elle ne venait que de la ville d'à côté, elle était une étrangère. Elle avait des bagages, et des visions de contrées différentes. Elle avait le monde, ou du moins une bien plus grande part que Samuel n'espérait en voir. Bien sûr, il avait la télévision et l'accès à tous les média, mais comment se faire une idée réaliste du monde, enfermé dans une villa isolée de tout ? Le monde que Paper Lung imaginait était tellement vaste qu'une vie entière n'aurait pas suffit à en faire le tour. Cette femme lui en apprendrait peut-être plus sur ce monde qu'il avait soif de connaître.
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    Re: Découverte [Libre]

    Message par Vianne Goldheart le Jeu 26 Juin - 11:06

    Oui, décidement ce garçon avait quelque chose d'indéfinissable...
    D'abord, ne serait ce que dans le physique, la manière d'être, de se tenir : outre le fait qu'il était très mignon et devait faire battre les coeurs sur son passage à l'université (il ne semblait pas en avoir conscience à son avis, il n'avait pas l'air fat) il avait un visage agréable de par son air timide, étonné, comme enthousiasmé de tout, air qu'elle retrouvait souvent chez Lili-Rose - exceptée la timidité...
    Dans son monde - car elle avait bien compris qu'il y avait chez lui une opposition entre monde normal et le sien - il devait sans doute être plein d'assurance, mais ici c'était un certain trouble qui dominait, et soudain Vianne espéra ne pas l'avoir mis mal à l'aise avec ses questions, même si sans s'en rendre compte, ça lui arrivait souvent car sa spontanéité ne lui permettait pas toujours de réfléchir avant de parler ^^

    Mais en fait, ce qui lui indiquait qu'il était différent, c'était ses yeux.
    Chaque regard était unique, chaque émotion une variation de teinte, avec le temps elle avait appris à les déchiffrer, même si c'était plus dur chez certain.
    Là, ce n'était pas plus difficile, mais plus étrange.
    Il avait des émotions très pures... très complètes.
    C'était tout de même étrange chez un jeune homme de cet âge, rien que le fait d'être poli, il lui semblait que la plupart des adolescents d'aujourd'hui l'avait oublié la politesse.
    Mais enfin elle disait un jeune homme de cet âge... qu'en savait elle? Il avait l'air à la fois tellement adulte et enfant que, s'il était jeune effectivement, elle était incapable de dire l'âge qu'il pourrait bien avoir, elle se résolu donc à continuer à le vouvoyer.

    Mais enfin, bien que son esprit curieux tourna à plein régime, elle préféra ne rien demander sur ce qui la troublait, n'en rien laisser paraître et ne plus y penser pour le moment, histoire de ne pas le gêner, déjà.
    Elle garda donc une attitude parfaitement naturelle.


    " Oh ne vous en faites pas, disons qu'on a l'habitude n'est ce pas Lili? "

    Elle passa une main délicate dans les cheveux dorés de sa fille qui leva sur elle un grand sourire, pas coupable le moins du monde.
    Un flot d'émotion atteignit alors Vianne, comme souvent quand elle regardait sa fille, et elle du détourner la tête pour ne pas les laisser gagner son visage.
    Comme elle l'aimait cette petite sauvageonne !

    Elle s'efforça de se concentrer sur autre chose, et il y avait d'ailleurs matière à l'intéresser chez son interlocuteur !
    La suite de la conversation la surpris fort d'ailleurs.
    Il n'était jamais sortit de chez lui? Grande distinction entre les deux mondes effectivement !
    Ca lui semblait difficilement concevable pour elle, qui avait tant voyagé, changeé d'endroits sans jamais avoir un lieux, un vrai, à elle...
    Heureusement que ses voyages lui avait fait acquérir beaucoup de tolérance.


    " La première fois que vous sortez? (Elle ne pouvait tout de même pas ne pas se montrer surprise !) C'est étonnant... Vous n'avez jamais eu envie d'aller voir le monde? Il y a pourtant tellement de choses à voir ! "

    Evidement, ce n'était qu'une phrase anodine, lancée comme ça, un lieu-commun, mais elle le pensait vraiment.
    Elle essayait d'imaginer, toujours dans la même maison, sans jamais voir ce qui se passait au-dehors...
    Elle frissonna sous un accès de claustrophobie.
    Une cage.

    Elle sourit néanmoins à la suite de sa phrase.


    " Hé bien, nous n'aurons qu'à nous proposer mutellement notre aide. Moi je viens... "

    Elle s'arrêta un moment, pensive.
    Afrique? Amérique? Asie? Ah oui, France...
    Elle redressa la tête.
    Le vent faisait doucement agiter ses cheveux noirs aux reflets cuivre, et une mêche vint se coller à sa bouche.


    " Nous étions à Marseille, dans le sud de la France avant de venir ici. La température n'est pas vraiment la même ! "

    Elle eut un petit rire.
    Mais s'intéressant résolument à ce Samuel si étrange, elle continua à le questionner un peu.


    " Mais maintenant que vous sortez, que faites vous? Vous êtes à l'université? "

    Elle espérait avoir visé juste, c'était ce qui lui paraissait le plus plausible, puisqu'il était jeune, mais soudain elle réalisa que s'il était effectivement à l'université, alors...

    * Oups ! *

    Lili avait finalement eut assez de la conversation et était partie combattre les crocodiles à dos d'ours près du grand chêne, pas trop loin, de façon à ce que Vianne pouvait la surveiller.
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    Samuel Connors
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    Re: Découverte [Libre]

    Message par Samuel Connors le Sam 28 Juin - 0:49

    La jeune femme que Samuel venait de rencontrer lui semblait pleine d'assurance et pétillante de vie et d'enthousiasme. Depuis le début de leur conversation, elle souriait et répondait avec gaité au garçon. Etait-ce là le monde qu'il devait craindre ? Etait-ce ça, la confrontation terrible qu'il envisageait ? Elle ne semblait pas le trouver différent. Elle ne posait pas de questions, en tous cas. Elle ne le regardait pas non plus d'un oeil suspicieux. Au contraire, elle était ouverte et souriante. Samuel s'était longtemps cru un expert en ce qui concernait de deviner les pensées des gens qui l'entouraient, mais cette rencontre remettait en cause ses certitudes. Il était absolument incapable de savoir ce qui se passait dans la tête de son interlocutrice, ni dans celle de son enfant. Il n'arrivait pas non plus à déchiffrer ses émotions dans son regard.

    Paper Lung sourit lorsque Vianne passa la main dans les cheveux couleur de blé de la fillette, affectueusement. Si le jeune homme avait eu Julian, et que ce dernier n'avait jamais manqué de leur témoigner de l'amour, il n'avait jamais eu la chance d'avoir une mère. Une mère qui aurait choisi ses vêtements, le forçant à porter des trucs horribles, une mère qui lui aurait ébouriffé les cheveux comme venait de le faire Vianne. Jamais Samuel n'avait pensé à ce genre de chose. A qui il aurait manqué une mère, quand on avait un père aussi fantastique que Julian, et tant de frères et soeurs avec qui tout partager ? Mais maintenant qu'il assistait à ce spectacle, à la démonstration du lien qui unissait la mère et la fille, il avait comme la sensation d'être passé à côté de quelque chose. Quelque chose qu'il était trop tard pour connaître, à présent.

    Chamboulé par une émotion soudaine, il ne répondit pas, gardant son sourire devenu un peu figé. Il lui était souvent arrivé, par le passé, de penser à ses parents biologiques. Ceux qui l'avaient déposé devant la porte de Julian, avec cette lettre qu'il portait toujours sur lui. Ceux qui avaient préféré ne pas le voir le grandir, en gardant l'espoir qu'il vive. Il leur en avait longtemps voulu, de l'avoir ainsi abandonné. Il avait ressentit la honte de n'être pas assez bien pour eux, de ne pas mériter une vie normale. Mais tout cela était passé avec l'âge. Il avait de moins en moins pensé à eux, et ne les avait jamais considérés comme sa famille.

    Le fait qu'il ne soit jamais sorti de chez lui intrigua la jeune femme, quoi de plus normal. Il était peu habituel de croiser un garçon de son âge qui mettait les pieds dehors pour la première fois. Mais il avait décidé depuis longtemps de ne pas mentir là-dessus. Probablement un excès d'orgueil qui le poussait à ne vouloir courber l'échine devant personne, et donc à ne pas cacher d'où il venait et ce qu'il était. Il mettait au défis quiconque de se moquer de lui ou de le montrer du doigt. Ce ne fut cependant pas ce que fit Vianne ; elle fut étonnée, et lui posa des questions, mais il ne sentit pas de malaise. Il haussa simplement les épaules.


    -Oh si, souvent. Mais je n'étais pas encore prêt.

    C'était la seule explication qu'il avait trouvé au fait que Julian les enferme dans sa villa. Parce qu'ils n'étaient pas prêts à affronter le monde extérieur, ou alors que le monde extérieur n'était pas prêt à accepter en son sein des personnes comme eux. Peut-être un peu des deux. Leur père adoptif avait voulu les protéger le plus longtemps possible, mais ils étaient arrivés à un âge où ils devaient faire leur propre chemin et vivre leurs propres expériences. Ils étaient donc sorti. Ils s'étaient inscrits à l'université. Si Vianne était la première personne que Samuel rencontrait, elle ne serait pas la dernière. Le garçon avait hâte de se faire des amis. Il avait hâte de s'asseoir à la cafétéria, entouré par le brouhaha dans conversations et par tant de visages inconnus.

    Marseille... Elle venait de France. Un endroit que Samuel rêvait de visiter... Comme à peu près tous les lieux accessibles. Cette femme avait vraiment beaucoup de chance, de voyager ainsi ! Passer d'une ville à l'autre, comme ça. Et sa fille, qui était encore très jeune, avait encore plus de chance. Samuel aurait donné beaucoup pour faire un tel voyage. Le regard du garçon se fit rêveur, tandis qu'il essayait d'imaginer la France. D'après Vianne, il y faisait plus chaud. Ca, c'était une chance. Parce que Paper Lung aimait passer des après-midi allongé dans l'herbe, le soleil réchauffant son visage. Ce qu'il ne pouvait pas faire tous les jours, vu le climat plutôt humide et frai de son pays.


    -Comment est-ce, la France ?

    Puisqu'il ne pouvait le voir lui-même, autant visiter par procuration. Ce serait toujours mieux qu'une photo sur internet, ou qu'un reportage à la télévision. Samuel était de toute façon prêt à croire tout ce que pourrait lui raconter cette jeune femme. En tant que première personne qu'il rencontrait, elle avait toute sa confiance. Son petit rire amena un sourire sur les lèvres du Mechanical, avant qu'elle ne lui demande ce qu'il faisait, à présent qu'il sortait. Eh bien, en réalité, il ne faisait que se promener dans la ville. Mais pas trop longtemps, à cause de son poumon. L'air pollué l'essoufflait encore plus rapidement, et il devait souvent s'assoir sur un banc après avoir marché plusieurs minutes, pour reprendre son souffle. Il adressa un nouveau sourire à son interlocutrice.

    -Je visite la ville, je croise des gens... Vous êtes la première personne avec qui je discute ! Et sinon, oui je suis à l'université. Et vous, que faites-vous ? Je veux dire, comme métier ?

    Le jeune homme suivit la petite fille du regard tandis qu'elle les laissait pour aller jouer un peu plus loin, à un jeu qu'il ne comprit pas. Il se demandait ce qui poussait Vianne à déménager comme elle l'avait fait ; était-ce son emploi ? Ou était-ce simplement parce qu'elle avait besoin de changer d'air ? Elle l'intéressait autant que lui l'intéressait elle.
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    Re: Découverte [Libre]

    Message par Vianne Goldheart le Lun 30 Juin - 17:27

    Ce jeune homme était décidément des plus intéressants.
    Elle avait rencontré toutes sortes de gens : des gens simples et gentils et des bêtes plus que méchants, ceux-là c'étaient les plus communs.
    Ensuite il y en avait des plus complexes, des personnalités à tiroir, à chaque fois qu'on croyait saisir quelque chose on tombait sur une nouvelle émotion, une nouvelle douleur ou un nouveau défaut.
    Bref, chaque être humain était passionnant à découvrir, comme un nouveau pays que l'on visite pour connaître, qu'on finit par aimer ou non, et peut être, pourquoi pas, s'y installer...
    On ne pouvait pas toujours s'installer facilement dans le coeur des gens, certains fermaient la porte - elle aussi, c'est juste qu'elle ne s'en rendait pas vraiment compte, puisqu'elle aimait ceux qu'elle rencontrait - et il était difficile d'entrer.
    Mais en définitive, les gens finissaient par se ressembler.
    Et il y en avait, plus rares, qui sortaient vraiment du lot.
    Ceux là elle n'en avait pas rencontré beaucoup, et elle venait de tomber sur l'un d'eux, une de ces espèces rares si passionnantes à découvrir, une île un peu spéciale?

    Samuel était même encore plus passionnant par le fait qu'il n'avait pas comme certains les rochers hideux que l'on voit d'abord chez les gens qui ne veulent pas se laisser découvrir, chez ceux qui sont trop fiers, ou bien trop malheureux.
    Non, son île à lui semblait accueillante, et un moment elle fut triste.
    Elle comprenait peut être pourquoi il n'avait pas été "lâché" dans le monde avant : il était peut être trop pur pour y vivre.
    Et cela ne faisait que l'intriguer encore plus : il n'avait sans doute pas décider de sortir tout seul, alors qui? Où et avec qui vivait il? N'y avait il pas quelque secret là-dessous? Sans aucun doute.
    Décidément, cette ville lui réservait plus de surprise que son air endormi lui avait fait croire tout d'abord.
    Tant mieux ! Elle en aurait du travail ici... Et peut être qu'elle resterait plus longtemps par conséquent, nous verrons bien.

    Un moment, alors qu'elle fixait ses yeux - elle plongeait toujours dans le regard de ses interlocuteurs, sinon, comment voulez vous atteindre un peu de ses pensées? pour connaître quelqu'un il fallait voir son âme - elle crut apercevoir un éclair de tristesse. Elle ne savait pas ce que cela signifiait.
    Ses yeux se décalèrent sur la droite, se posant sur Lili qui gambadait autour des bosquets à présent en fourrant son nez dans les fleurs, puis, rassurés (bien qu'elle allait sans doute éternuer un bon moment parès cela) elle se fixa de nouveau sur Samuel.
    Oui elle était vraiment très protectrice envers sa fille, mais elle n'avait personne d'autre au monde.
    Personne qui soit ainsi une part d'elle-même.


    Pas encore prêt...

    Avant qu'elle n'ait pu s'en empêcher, une phrase s'échappa de ses lèvres.

    " Pas encore prêt mais... qui donc vous l’a dit ? "

    Oui, Vianne et la discrétion… Mais enfin elle n’était jamais insistante, on pouvait lui reconnaître ça, si on ne voulait pas lui répondre, elle n’insistait pas.
    Car après tout, que risquait on a seulement poser la question ? Et puis elle voulait vraiment savoir quelque chose de ce mode de vie qui l’étonnait.
    Ca lui faisait tout de même l’effet d’une sorte de prison… mais enfin, comment juger sans avoir tous les éléments en main pas vrai ?
    Cependant, elle avait peur d’avoir été maladroite, et de l’avoir peut être blessé.
    Aussi changea t’elle de sujet et elle se mit à enchaîner, qu’il puisse rebondir sur autre chose si jamais il ne souhaitait pas répondre.


    " La France ? "

    Un large sourire et des yeux étincelants.
    Le pays où elle était restée le plus longtemps, le pays de sa naissance, bien qu’elle fut née, à proprement parler, au Mexique.
    Peut être que cette naissance quelque peu irrégulière fut la cause de son incapacité à s’installer définitivement dans un lieu ?
    Non, cette indécision, cet amour du départ – ou obligation – elle ne pouvait que l’imputer à elle-même.


    " C’est très divers. Très riche en découverte. Mais pas toujours accueillant. "

    Elle eut un petit sourire en coin, se rappelant de quelques fâcheux qu’elle avait eut le malheur de rencontrer…
    Des boulangères fort peu aimables, des commerçants trop curieux et pas assez compréhensifs, des regards étonnés, réprobateurs devant « les étrangères »… Et quelques autres choses du même genre.


    " Disons que c’est un pays qui aime son confort. Mais qui a une culture foisonnante ! Un pays à découvrir en somme, comme tous les endroits inconnus. "

    Avec son regard exalté, qui avait déjà connu tant de choses et qui était lointain quand on l’interrogeait sur ses voyages, elle aurait donné le goût de l’aventure à n’importe qui.
    Et pour continuer sur cette lancée tout en répondant à la dernière question du jeune homme, elle ajouta, un peu gênée :


    " J’aime tellement ce pays d’ailleurs que cela m’a encouragé à enseigner sa langue et sa culture… Ainsi vous risquez fort de m’avoir comme professeur cette année ! J’ai été engagée à l’université d’Edimbourg. "

    Gênée, mais tout de même fière !
    Elle éclata de rire soudainement.
    C’était quelque chose qu’elle faisait souvent, rire, à propos de tout et n’importe quoi, et cela surprenait souvent les gens, d’autant qu’elle n’avait pas le rire discret des femmes cherchant à plaire, mais bien le rire éclatant et sonore de quelqu’un d’émerveillé.
    Généralement, son rire était très communicatif ! Normal, on est souvent amusé de ce qui surprend.


    " C’est un honneur en tout cas d’être la première personne que vous croisez ! J’espère être à la hauteur… "

    Elle se moquait un peu, mais elle avait ce qu’il faut de bonté dans le regard – et de charme – pour que cela ne soit pas mal pris, excepté évidement avec les gens d’une grande susceptibilité, ou d’un grand orgueil… Mais c’était raison de plus pour s’en amuser et les remettre un peu à leur place ces gens-là ! Plus d’un pédant c’était morfond d’avoir été sa victime… elle pouvait avoir un humour tranchant quand elle voulait.

    Elle se rendit soudain compte qu’elle tenait toujours son livre à la main, celui de Françoise Sagan, et le remit dans son petit sac de cuir qui reposait sur son épaule.
    Ce geste lui fit reprendre conscience d’autres choses en dehors de cette rencontre.
    Midi approchait et il fallait qu’elle aille trouver de quoi les nourrir elle et sa fille pendant la semaine, elles venaient d’arriver et n’avaient, évidement, aucune véritable provision.


    " Hum… Une visite de la ville digne de ce nom devrait être complétée par un magasin d’alimentation… Voulez vous m’accompagner ? Je crains que Lili soit de mauvaise humeur si elle sautait le repas du midi et je n’ai pas encore fait de courses ! "

    D'aucun pourrait s'étonner qu'elle se montre si familière avec quelqu'un qu'elle savait être un futur élève, mais Vianne était trop chaleureuse pour s'embarasser de considérations fumeuses sur les rapports normaux qui doivent exister entre le professeur et son élève, c'est-à-dire lui coller des bonnes ou mauvaises notes et se faire haïr ou admirer, rien de plus.
    Elle s'en fichait un peu du "comment se comporter" l'étiquette n'ayant jamais été son fort.
    Il y avait peut être un manuel des manières dites "normales" en société, mais elle ne l'avait jamais lu.

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